Notre méthode

La matière est au cœur de notre projet. Elle en est l’enjeu, le moyen et la finalité. C’est en toute logique qu’elle en est aussi le point de départ.

Elle s’impose, parfois, par une opportunité ou une urgence, une grande disponibilité ou au contraire une certaine rareté, une histoire hors du commun ou un potentiel indéniable. Motivé soit par une demande soit par la simple curiosité de transformer l’intuition en réalité, s’ensuit alors le passage entre le dessin, l’atelier et l’imaginaire.

La bonne compréhension de sa provenance, de ses caractéristiques et de ses possibles constitue la rigueur nécessaire à tout projet pour permettre les bons choix, de la première impulsion à la fabrication de l'objet final.

Car la matière perdue, comme toute matière se transforme et il s’agit bien là de notre expertise. Comment la faire passer d’un état à un autre et que ce passage soit le reflet de son potentiel ? Cette question, qui réside au cœur de ce défi, fait de l’atelier la pierre angulaire de notre processus. L'ensemble des moyens disponibles vont ainsi permettre ou au contraire interdire certaines opérations et dessiner la direction d’un projet.

Les études, les abaques et plus généralement la théorie nous permettent d’appréhender voire d’anticiper un certain nombre de choses mais le passage par le faire reste une obligation. Car notre matière à vécu. Elle a subi la patine du temps qu’il fait, les outrages de celui qui passe et plus globalement l’aléa. Cet ensemble imprévisible d’incertains impose la vérification par la preuve. Il faut usiner, plier, décaper. Il faut tordre la matière pour voir si elle peut se tordre à une idée et dialoguer avec un projet ou si sa raideur nous pousse à réinterroger ce dernier. Il s’agit bien de mener un dialogue intelligent entre la matérialité des choses et le cahier des charges d’une demande. À l’instar d’un cap et d’une météo, c’est dans cet ensemble complexe de contraintes que réside toute notre créativité.